Montréal, le 8 juin 2026 – C’est avec tristesse que Daniel Léveillé Danse (DLD) annonce le décès, à Montréal, le 7 juin 2026 du chorégraphe Daniel Léveillé.
Chorégraphe et pédagogue canadien reconnu, Daniel Léveillé occupe une place de premier plan sur les scènes nationales et internationales de la danse contemporaine. En près de 50 années de pratique, il a contribué au développement de l’art chorégraphique en créant un corpus de 28 œuvres diffusées au Québec, au Canada ainsi que dans 25 pays. Daniel Léveillé a également été enseignant au département de danse de l’Université du Québec à Montréal de 1988 à 2012.
Daniel Léveillé est né le 24 novembre 1952 à Sainte-Rosalie, Québec. Après avoir amorcé des études en architecture, il s’initie à la danse à partir de 1977 à l’école de la compagnie Entre-Six, ainsi qu’à celle du Groupe Nouvelle Aire de Martine Époque. Très vite, il s’intéresse à la création et signe en 1978 sa première pièce, Le Bas rouge de Béatrice. Sa création en 1982 du Sacre du printemps de Stravinsky est fortement remarquée et il obtient le prix Jacqueline-Lemieux du Conseil des arts du Canada. Suivent les pièces de danse-théâtre But, I love you (1982) et Écris-moi n’importe quoi (1983). La série de solos Les Traces I, II, II, IV, V, VI (1989) marque un point tournant dans la réflexion et l’esthétisme de son œuvre. Daniel Léveillé connaît un nouvel élan en 2001 avec Amour, acide et noix, la première œuvre de sa Trilogie de l’imperfection complétée par La Pudeur des icebergs (2004) et Crépuscule des océans (2007). En 2013, le Conseil des arts et des lettres du Québec lui décerne le prix de la meilleure œuvre chorégraphique pour Solitudes Solo (2012), œuvre qui amorce un nouveau cycle de création complété par Solitudes duo (2015) et Quatuor tristesse (2018), son dernier opus.
En 2017, il reçoit le Grand Prix de la danse de Montréal pour l’ensemble de son œuvre.
Pour Daniel Léveillé, création et pulsion de vie sont intimement liées; l’activité créatrice étant essentiellement la mise en jeu du désir. Pour lui, créer c’est chercher à dire l’essentiel au cœur même de la passion en sachant que chaque œuvre procède d’un acte de foi. L’énergie créatrice qui sous-tend son travail chorégraphique lui vient des émotions induites par des rencontres humaines singulières, rencontres parfois amoureuses, qui innervent son écriture. La création qui en découle est la déroute, tantôt douloureuse, tantôt jubilatoire de ces rencontres. Son écriture chorégraphique se réalise à travers un travail de structure tant complexe que dépouillé. Dans le travail de Daniel Léveillé rien n’est laissé au hasard.
Son œuvre aura marqué plusieurs générations d’artistes, de spectateurs et de spectatrices.
Une soirée qui rendra hommage à l’homme et à son œuvre se tiendra à Montréal ultérieurement. Les détails seront communiqués plus tard.
Contact média
Sarah Chelhot, responsable des communications
438 497 5432
Portrait de Daniel Léveillé: © Émilie Tournevache – Service audiovisuel de l’UQAM · Solitudes duo (2015): © Denis Farley, avec les danseurs Emmanuel Proulx et Ellen Furey
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